16.01.2026

L’Accord BBNJ entre en vigueur : une étape historique pour la protection de notre océan

Le 17 janvier, l’Accord BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction) – également connu sous le nom de Traité sur la haute mer – entre officiellement en vigueur. Il s’agit du résultat de plusieurs années de coopération internationale intense et de négociations. Pour la première fois, les deux tiers de notre océan, les zones situées au-delà des juridictions nationales, bénéficieront d’un cadre juridique complet pour une gestion durable et une protection renforcée.

Avec cet accord juridiquement contraignant, la communauté internationale franchit une étape importante dans la lutte contre la triple crise planétaire : le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution. « Surtout en ces temps où le droit international est de plus en plus remis en question et où les évolutions géopolitiques suscitent des inquiétudes, nous devons accueillir cette victoire pour la diplomatie et pour l’océan comme quelque chose de très positif », déclare Sophie Mirgaux Dillien, envoyée spéciale de la Belgique pour l’Océan. « L’entrée en vigueur du BBNJ et l’enthousiasme mondial qu’il suscite envoient des signaux exceptionnellement forts. »

L’Accord BBNJ permet de mieux protéger la biodiversité marine dans les eaux internationales, de partager les connaissances et de prendre des mesures mondiales qui étaient auparavant impossibles.

Des travaux préparatoires intenses

Dans le monde entier, des préparatifs intensifs sont en cours pour la première Conférence des Parties (COP), qui doit avoir lieu dans l’année. Durant cette phase préparatoire, des décisions structurelles essentielles sont prises pour permettre une mise en œuvre efficace de l’accord.

« Cela inclut notamment des décisions relatives à l’architecture de l’organisation, aux règles de procédure, aux modalités de vote lors de la COP, à la représentation – entre autres – des peuples autochtones, ainsi qu’à la manière dont les données et les ressources génétiques marines seront partagées», explique Mirgaux Dillien.

Ces préparatifs techniques et juridiques doivent garantir que la première COP puisse également prendre des décisions sur des sujets tels que les aires marines protégées de manière efficace et dans des délais raisonnables.

La Belgique salue cet accord comme un jalon diplomatique

La Belgique s’implique activement dans l’élaboration de cet accord depuis de nombreuses années et célèbre donc ce jalon diplomatique. De plus, notre pays a officiellement présenté sa candidature pour accueillir le Secrétariat international du BBNJ à Bruxelles.

« Notre capitale est un carrefour important de la diplomatie internationale », indique Mirgaux Dillien. « De nombreux pays – grands et petits – y disposent déjà d’une ambassade ou d’une représentation. Il existe également une proximité avec plusieurs organisations internationales pertinentes. Cela signifie que le Secrétariat BBNJ pourra immédiatement commencer ses travaux dans un environnement dans lequel chacun peut contribuer à la protection de l’océan. De plus, notre pays dispose d’une solide base d’expertise marine. »

Un appel à la participation mondiale

À ce jour, 83 parties ont ratifié l’Accord BBNJ, et 62 autres ont indiqué qu’ils le feraient prochainement. La Belgique appelle tous les pays à se joindre à cet effort mondial. Plus le nombre de parties sera important, plus la mise en œuvre de l’accord sera globale et plus la protection de notre océan sera forte.